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L’INTERVIEW : MARIE CEYSSON, GALERISTE

Inventer, réinventer, ne jamais s’arrêter à ce qui a déjà été fait, tel est l’adage de La Maison de la Maille. Après avoir lancé il y a peu son Plaid Merveilleux, la marque revient cet automne avec un tout nouveau projet, différent et terriblement audacieux ; reproduire les œuvres de grands artistes de la scène contemporaine sur les pièces de la maison, plaids et châles. Comment cette collaboration a-t-elle était rendue possible ? Qui sont les artistes prenant part au projet ?

Marie Ceysson, galeriste, nous éclaire.

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Marie, pouvez-vous nous en dire plus sur qui vous êtes, sur votre galerie ?
 

Je travaille au sein de la Galerie Ceysson & Bénétière avec mon mari. Elle a été créée en 2006 à St Étienne dont nous sommes originaires. Nous avons essaimé dans plusieurs lieux stratégiques du monde de l’art : New York, Lyon, Paris, Genève et au Luxembourg. Récemment nous avons ouvert un nouvel espace de 1200m2 à St Étienne où se trouve un restaurant ainsi que notre première boutique dans un véritable espace dédié, nommée « La Supérette ».

Comment est venue l’idée de ce projet ?

Au sein de la galerie nous avons déjà travaillé avec des artistes sur des produits qui sortent de l’univers de l’art au sens strict du terme. Nous avons notamment édité des foulards Hermès et une ligne de sacs Sergio Rossi avec le peintre contemporain Claude Viallat. Nous avons aussi porté une collaboration entre Claude Caillol et Marni. De mon côté, je connaissais Charlotte, la fondatrice de La Maison de la Maille depuis quelques années déjà et je me suis dit que le plaid serait un support idéal pour un projet comme celui-ci.

Quel message vous plait à travers ce type de partenariats ?

Je trouve assez passionnant de pouvoir exposer les œuvres d’une manière nouvelle. C’est une façon d’ouvrir le monde de l’art au grand public, d’offrir une expérience totalement différente. Et même si nous savons que tout le monde ne peut pas s’offrir un plaid à 1200 euros, nous avons aussi dans la boutique des mugs, des carnets, des puzzles pour les enfants… C’est cette idée même de pouvoir rendre l’art accessible à tous qui me plait beaucoup. Sans compter que ça donne une visibilité autre à la galerie, à l’artiste aussi.

Pourquoi le plaid ?

Parce que c’est un produit très propice à une collaboration de cet ordre selon moi. C’est un produit sublime, surtout ceux de La Maison de la Maille, et je vois ça un peu comme l’extension d’une œuvre. On peut avoir une toile au mur et dans la continuité le plaid posé sur le canapé. J’aime beaucoup l’idée.

Avec quels artistes avez-vous décidé de travailler ?

Alors sur ce projet et parce que c’est une première, nous avons choisi seulement deux artistes ; ORLAN et Christian Floquet.

ORLAN est une artiste majeure des années 70 80 et 90. On la connaît pour ses couleurs éclatantes, ses œuvres très géométriques mais aussi ses performances en tant que plasticienne, ses expériences sur le corps et les différentes formes qu’il peut prendre. Son grand défi était de prouver dans les années 70 qu’une peinture géométrique pouvait être toute aussi puissante et esthétique qu’une œuvre figurative qui se complait dans le détail et la technique.

Christian Floquet, lui, est connu et reconnu pour ses œuvres de très (très) grands formats, monolithique. Son but artistique est de pouvoir investir la toile avec des compositions géométriques très simples mais aussi de choquer l’œil avec des mariages de couleurs puissantes, osées et parfois grinçantes.

Avec ORLAN nous avons fait un plaid et avec Christian nous avons travaillé sur un plaid et deux modèles de châles. Un plaid très architecturé, contrasté, en noir et blanc, un châle à dominante jaune et un à dominante violette.

Que pensent les artistes du projet ?

Les artistes étaient enthousiastes à l’idée d’y participer mais néanmoins dubitatifs. Ils attendaient de voir le résultat avant de s’engager, l’exigence était à son comble mais il s’agit de leurs œuvres et ils ne veulent pas qu’elles puissent être dénaturées, on comprend évidemment à 100%. Leur nom est réellement associé au projet et chaque exemplaire vendu sera accompagné d’un certificat de l’artiste. Nous sommes très heureux que le produit fini ait été à la hauteur de leurs espérances.

Les œuvres sont tricotées ou imprimées ?

Tricotées ! Ce qui rajoute des contraintes supplémentaires mais le résultat est sublime. Nous ne pouvions par exemple pas choisir une œuvre avec plus de cinq couleurs, il a fallu s’adapter aux différents freins qu’imposait la maille mais nous sommes très fiers du résultat.

Article écrit par Laura Isaaz

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